Kalshi, cofondée par un Libanais, lève plus d’un milliard de dollars

Kalshi, une plateforme de marchés prédictifs basée à New York, a levé plus d’un milliard de dollars lors d’un nouveau tour de table, rapportait le Wall Street Journal (WSJ) le 19 mars.

Fondée en 2018 par l’entrepreneur libanais Tarek Mansour et la Brésilienne Luana Lara Lopes, la société, qui évolue sur le même segment que Polymarket, son principal concurrent, permet aux utilisateurs de sa plateforme de parier sur des événements en cours et d’autres à venir, allant des élections, de la politique, du sport à l’économie et au divertissement.

En décembre 2025, Kalshi avait déjà levé un milliard de dollars pour une valorisation de 11 milliards de dollars. Ce nouveau tour de table, mené par la société d’investissement américaine Coatue Management, devrait doubler cette valorisation pour atteindre 22 milliards de dollars.

Selon le WSJ, le revenu annualisé de Kalshi – une estimation des revenus sur un an basée sur la performance actuelle – s’élève à environ 1,5 milliard de dollars. En février, le volume de transactions sur Kalshi a dépassé les 10 milliards de dollars, soit environ douze fois son niveau d’il y a six mois, selon des données citées par Bloomberg.

Bien que les marchés prédictifs existent depuis plusieurs années, le secteur connaît un essor depuis 2024, porté notamment par la popularité croissante des paris politiques. Cette dynamique intervient malgré un examen accru de cette industrie en forte croissance. Des plateformes comme Kalshi et Polymarket font face à une pression croissante des législateurs en raison des risques de délit d’initié, de manipulation de marché, de protection insuffisante des investisseurs et de paris portant sur des évènements violents ou sensibles.

La guerre au Liban ainsi que le rythme des bombardements ont également été transformés en objets de spéculation. En décembre, plus de huit millions de dollars ont été placés sur Polymarket pour parier sur la possibilité d’une frappe israélienne sur le territoire libanais à une date donnée, une tendance qui soulève des préoccupations éthiques. Le 12 février, un citoyen israélien et un soldat de réserve ont été inculpés par la justice israélienne pour avoir utilisé des informations classifiées afin de parier sur des opérations militaires via Polymarket, rapportait Reuters.

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Article publié sur le site de L’Orient le Jour: consulter l’article