Plusieurs grandes enseignes financières évacuent leurs bureaux à Dubai après des menaces iraniennes
Plusieurs grandes banques, institutions et cabinets financiers ont évacué leur personnel de leurs locaux à Dubaï après que l’armée iranienne a menacé de viser les centres économiques américains et israéliens dans le Golfe, selon plusieurs sources contactées par l’AFP, Reuters et L’Orient-Le Jour. La menace iranienne survient dans un contexte d’escalade quotidienne depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par Tel-Aviv et Washington contre Téhéran, au cours de laquelle les gardiens de la révolution ont mené plusieurs frappes sur des pays du Golfe où sont installées des bases américaines.
Les employés du géant bancaire américain Citi ont été priés par leur direction de quitter les bureaux situés dans le centre financier de Dubaï (DIFC) et dans le quartier d’Oud Metha, en raison de « préoccupations accrues en matière de sécurité », a indiqué une source à l’AFP sous couvert d’anonymat. Un porte-parole de la banque, contacté par Reuters, a indiqué que l’établissement continuait de prendre des mesures pour assurer la sécurité de ses employés et disposait de plans de continuité des activités. La création du DIFC a été lancée en 2004 pour attirer les institutions financières à Dubaï. À la fin de 2025, il accueillait plus de 290 banques, 102 hedge funds, 500 sociétés de gestion de patrimoine et 1 289 entités liées à des family offices.
Deux sources contactées par Reuters ont pour leur part rapporté qu’une autre grande banque, Standard Chartered, avait aussi commencé à évacuer du personnel de ses bureaux à Dubaï et leur avait demandé de travailler depuis leur domicile. Un porte-parole de StanChartered a refusé de commenter, précise Reuters. La société de conseil Deloitte a, quant à elle aussi, demandé mercredi à son personnel d’évacuer ses bureaux à Dubaï, rapporte l’AFP.
Le vent de panique ne se limite pas à Dubaï.
Une source informée contactée par L’Orient-Le Jour a indiqué que le cabinet d’audit PwC, également situé dans le DIFC, avait lui aussi renvoyé ses employés chez eux. . Un peu plus tard, l’AFP a aussi confirmé l’information et ajouté que PwC avait fermé ses bureaux dans trois autres pays du Golfe, soit l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Dans un message envoyé à ses clients et relayé par Reuters, le géant bancaire britannique HSBC a annoncé la fermeture « jusqu’à nouvel ordre » de toutes ses agences pour « assurer la sécurité des clients et des employés ».
La décision iranienne de cibler des banques intervient après qu’un bâtiment administratif lié à Bank Sepah, l’une des plus grandes banques publiques iraniennes et historiquement liée à l’armée, a été touché dans la nuit à Téhéran, a rapporté l’agence semi-officielle Mehr.
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Article publié sur le site de L’Orient le Jour: consulter l’article