Prix entrepreneur ESA-HEC 2026 : start-up libanaises, inscrivez-vous !
La 7e édition du Prix entrepreneur ESA-HEC est lancée. Sauf détérioration majeure de la situation sécuritaire au Liban, en pleine guerre régionale, le concours aura bien lieu. Il est adressé à tous les entrepreneurs libanais ayant lancé une start-up liée à la technologie, au Liban ou en relation avec le pays, avec le projet de se développer et de s’ouvrir sur les marchés français et européen, notamment. Il est organisé par L’Orient-Le Jour et Smart ESA, en partenariat avec l’ambassade de France, la French Tech Beyrouth, HEC Paris Alumni Liban et Air France. N’importe quelle entreprise peut postuler, à la condition que son projet ait été testé sur le marché local, que ses produits ou ses services aient déjà été vendus ou qu’elle ait déjà réalisé une première levée de fonds.
Aucun thème précis n’a été imposé cette année. « Les secteurs privilégiés sont la technologie, l’IA, l’éducation, la santé, la culture, l’énergie et la créativité verte. Toutefois, des start-up spécialisées dans d’autres secteurs peuvent postuler, si l’idée de départ est géniale, qu’elle a été mise en application, qu’elle est dotée d’une stratégie commerciale et qu’elle présente un potentiel d’internationalisation », indique à L’OLJ le directeur de SmartESA, Karl Gedda.
La start-up lauréate gagnera une incubation de six mois tous frais payés à l’incubateur HEC Paris, situé à Station F, le plus grand incubateur mondial de start-up, qui offre une gamme complète de programmes adaptés aux différentes étapes de la croissance de l’entreprise. « L’objectif de ce prix est de valoriser la meilleure start-up, d’en accélérer le développement (scale-up), en lui permettant de tirer profit du réseau de contacts de la French Tech », poursuit Karl Gedda.
« Outre l’ouverture sur des possibilités d’investissement, les lauréats bénéficieront de l’aide de coaches qui les aideront à structurer leur start-up, à en développer les aspects stratégique et commercial, en leur donnant aussi accès à du matériel qu’on ne peut faire venir au Liban, comme des drones », détaille M. Gedda, indiquant que Paris a réussi, après 25 ans d’efforts, à se hisser à la 4e place derrière San Francisco, New York et Boston dans l’écosystème d’innovation et de financement de start-up. « Au Liban, l’écosystème d’investissement ne fonctionne pas et le marché est trop petit, mais il demeure un espace de test des entreprises susceptible de leur permettre de s’ouvrir à l’international en Europe ou vers la zone MENA », note le responsable.
Candidature
Pratiquement, les entreprises sont invitées à présenter leur candidature (ici) avant le 15 avril 2026, avec possibilité de prolongation au besoin, compte tenu de la situation sécuritaire nationale. Les demandes doivent être accompagnées d’un support visuel concis de présentation du projet (pitch deck), de preuves de la structure établie et de la solution à un test de performance d’un logiciel déjà créé (beta testing). « Elles doivent aussi montrer que leur installation en Europe fait partie de leur stratégie », note M. Gedda.
Après réception des applications, le jury présélectionnera une vingtaine de candidats, qui seront invités à suivre le programme de préaccélération Boost2Success piloté par Smart ESA (du 11 mai au 26 juin) afin d’améliorer leur présentation pour le concours de pitch qui désignera la start-up gagnante. Ce concours devrait se dérouler le 26 juin, lors d’un évènement avec un jury de personnalités de l’innovation et de partenaires.
L’ambassade de France prendra en charge les frais d’hébergement des lauréats pour six mois et Air France leurs billets d’avion. Ils obtiendront de plus le visa de deux ans French Tech. « Les 19 entreprises pourront participer à d’autres programmes qui leur permettront de gagner en visibilité et de mieux se structurer », précise M. Gedda. Car il ne suffit pas de bien communiquer. Il est aussi « important que les start-up libanaises développent un plan marketing et une stratégie commerciale, afin de savoir comment elles envisagent de gagner le marché », affirme-t-il.
Les éditions précédentes ont primé Adstrum en 2025 et Udaress en 2024. La première, spécialisée dans la technologie médicale et robotique, a développé Neurex, une interface neuronale alimentée par l’IA, qui contrôle en temps réel des prothèses, des ordinateurs, des jeux ou d’autres outils connectés par la traduction de signaux musculaires. La seconde se base sur l’IA pour permettre aux enseignants de créer un tuteur personnalisé pour chaque élève, afin de combler ses lacunes.
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Article publié sur le site de L’Orient le Jour: consulter l’article