⚖️ Quand un pilier du FEL prend la parole : Me Georges H. Mallat🇱🇧🤝🇫🇷


⚖️ Intervention de Me Georges H. Mallat — 14ᵉ anniversaire du Forum des Experts Libanais (FEL) 🇱🇧🤝🇫🇷
📍 29 janvier 2026 — Maison des Polytechniciens (Paris)
À l’occasion de ce dîner anniversaire, le Forum des Experts Libanais (FEL) a été mis à l’honneur comme un acteur structurant du rapprochement franco-libanais : quatorze années d’initiatives, de mobilisation de compétences et de construction d’un réseau engagé, dans un contexte où le Liban traverse une période particulièrement déterminante.
Hommages et présences institutionnelles
Un hommage appuyé a été rendu à S.E.M. Rabih El Chaer, S.E.M. Hind Darwiche et S.E.M. Pierre Duquesne. Dans l’une des périodes les plus difficiles de l’histoire récente du Liban, le soutien de la France a été salué, notamment pour sa contribution à maintenir une perspective d’avenir, y compris par son action au sein des Nations Unies.
La présence de Maxence Duault a également rappelé l’importance des passerelles entre expertise, formation et engagement.
Un temps fort : l’intervention de Me Georges H. Mallat
Avocat à la Cour, Me Georges H. Mallat a livré une intervention portée par une ligne constante : rigueur juridique, lecture des dynamiques économiques, et engagement sur les enjeux de gouvernance et de conformité.
Il est revenu sur un échange marquant avec Mme Nada Chehab, en juin 2013, lors d’une conférence de la Chambre de Commerce Franco-Libanaise, alors présidée par M. Jacques Saadé, soulignant déjà l’intérêt des entreprises libanaises pour les évolutions réglementaires et les exigences croissantes de transparence.
Au cœur du propos : une dynamique de conformité en structuration
L’intervention a mis en lumière l’émergence d’une dynamique collective de « conformité internationale » au Liban, portée à la fois par des mesures récentes et par une coopération plus aboutie entre acteurs publics et privés.
Parmi les jalons cités figurent notamment :
- la loi relative à la protection des données personnelles ;
- des circulaires sur la mise à jour du KYC dans le secteur bancaire ;
- la justification contractuelle des virements entrants et sortants ;
- la vérification, par les notaires, de l’origine des fonds ;
- l’identification des bénéficiaires effectifs ;
- l’exigence d’un casier judiciaire vierge pour l’accès à certaines fonctions d’administrateur ;
- l’automatisation des déclarations de conformité, ainsi que la mise à jour des informations actionnariales et de gouvernance.
Le message central : la mise en œuvre comme facteur de bascule
Le point saillant souligné par Me Mallat est le suivant : au-delà des textes, c’est l’appropriation opérationnelle par l’ensemble des parties prenantes (professions juridiques, banques, auditeurs, administrations, décideurs) qui constitue le véritable changement de paradigme. Une logique plus coopérative, plus volontaire et donc plus robuste, en rupture avec des pratiques antérieures parfois marquées par des délais d’application, des mises en œuvre incomplètes ou des contournements.
Un enjeu stratégique : restaurer la confiance
L’objectif apparaît clairement : rebâtir la confiance, sécuriser les pratiques et contribuer à restaurer la réputation du pays, en faisant de la conformité un bien commun et un levier de crédibilité, plutôt qu’une contrainte isolée.
#Liban #ForumDesExpertsLibanais #Gouvernance #Compliance #ConformitéInternationale #Diaspora #FranceLiban #KYC #ProtectionDesDonnées #Confiance #Leadership


