Fadi Makki exprime son soutien à la MLETR et ouvre la voie à une réflexion sur sa mise en œuvre au Liban

Au Palais du Luxembourg, à la fin du deuxième panel du colloque « Talents libanais sans frontières : d’un capital humain à une puissance d’impact », l’un des temps forts de la conférence a été l’échange avec Fadi Makki, ministre d’État chargé du Développement administratif, autour de l’adoption au Liban de la Loi type de la CNUDCI sur les documents transférables électroniques (MLETR). Présentée comme un levier de modernisation du commerce international, cette réforme vise à reconnaître juridiquement les documents commerciaux électroniques et à accélérer la digitalisation des échanges.
Il a été rappelé que onze pays ont déjà adopté la MLETR, dont les Émirats arabes unis et Bahreïn. Pour le Liban, cette réforme constituerait une avancée majeure, en renforçant la traçabilité des échanges, en limitant les risques de fraude documentaire, en facilitant les procédures douanières et en contribuant à améliorer les recettes de l’État grâce à une plus grande transparence.
En réponse, le ministre Fadi Makki a indiqué bien connaître les travaux de la CNUDCI (UNCITRAL) ainsi que les enjeux liés au commerce international. S’il a rappelé que ce dossier ne relève pas directement de son portefeuille ministériel, il a souligné que son ministère pilote les fondations de la transformation numérique du Liban, notamment à travers un programme soutenu par un financement de 150 millions de dollars de la Banque mondiale, qui comprend également un important volet législatif.
Le ministre s’est montré particulièrement réceptif à cette proposition. Il a évoqué la possibilité de mobiliser une assistance technique et a invité les porteurs du projet à lui transmettre un projet de texte afin d’étudier les modalités de son accompagnement et de son intégration dans le processus législatif libanais.
Son enthousiasme s’est traduit par une formule sans équivoque : « I am sold ». Une déclaration qui témoigne de son adhésion au projet et de son intérêt pour cette réforme, perçue comme un levier de modernisation de l’administration, du commerce international et de l’environnement des affaires.
Cette prise de position ouvre des perspectives encourageantes pour l’introduction de la MLETR au Liban. Elle illustre également la volonté de renforcer le dialogue entre les pouvoirs publics, les experts et les partenaires internationaux afin d’accompagner la transformation numérique du pays et son rapprochement avec les standards internationaux du commerce électronique.


